Pollution de l’air intérieur
Cela peut paraître surprenant, mais l’air que nous respirons à l’intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur. S’il est vrai que nous sommes largement sensibilisés à la problématique de la pollution de l’air extérieur, surtout dans les grandes régions urbaines et les sites industriels, nous le sommes beaucoup moins pour l’air qui compose notre domicile. Et pourtant, nous y restons en moyenne 14 heures par jour. Plusieurs études montrent que l’air de nos logements contient dix fois plus de composés organiques volatiles que dehors. Il s’agit de molécules nocives pour notre organisme provoquant des allergies, des irritations, de l’asthme, des migraines, de la fatigue, jusqu’à l’intoxication. 40 % des habitations seraient touchées par au moins un problème de qualité de l’air.
Afin d’améliorer la qualité de l’air intérieur, il est avant tout essentiel de connaître et d’identifier les polluants que l’on peut trouver chez soi.
Le premier polluant et le plus nocif est le tabac. Il est recommandé de fumer à l’extérieur et non pas simplement à la fenêtre. En effet, les composants de la fumée restent dans l’air et s’incrustent dans les tissus comme les rideaux et les tapis, et continue ainsi de se propager dans l’air.
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique inodore et invisible qui peut être émis par un matériel de chauffage mal entretenu. Il émane d’une combustion incomplète due à un manque d’oxygène dans les appareils comme une chaudière ou un chauffe-eau. Lorsqu’on le respire, le monoxyde de carbone remplace petit à petit l’oxygène contenu dans notre sang. Ainsi, ce gaz fait chaque année en France plus de 5000 victimes d’intoxication, et tue même une centaine de personnes. L’entretien de vos appareils est donc indispensable pour exclure tout risque.
De manière plus générale, la plupart des produits ménagers contenus dans nos placards sont sources de pollution. Les produits de bricolage, les peintures, les bougies parfumées, l’encens et les poils d’animaux le sont tout autant.
Quelques conseils pour limiter la pollution présente dans l’air de nos logements
Il est recommandé d’aérer au moins 15 minutes par jour, été comme hiver. Pour les pièces humides, comme la salle de bain ou la cuisine par exemple, ou lorsque vous utilisez des produits ménagers, le temps d’aération doit être prolongé.
Il est conseillé d’éviter d’étendre le linge à l’intérieur car il fait grimper le taux d’humidité dans l’air. Cela favorise l’apparition et la propagation de moisissures et de champignons qui provoquent de nombreuses affections respiratoires.
Pour les bricoleurs, de nombreux produits comme la colle, la cire et la peinture peuvent diffuser des émanations toxiques. Si vous manipulez ce genre de produits, équipez-vous d’un masque, gants et lunettes. Il est préférable de bricoler à l’extérieur mais dans le cas contraire, aérez le plus possible la pièce dans laquelle vous travaillez.
Tout ce qu’il faut savoir sur l’agriculture biologique
L’agriculture biologique c’est quoi ?
1. C’est une garantie encadrée par la loi
Les aliments issus de l’agriculture biologique sont reconnaissables par le logo « Eurofeuille » et le logo AB.
Ils sont attribués lorsque la ferme, le transformateur et le distributeur ont tous été contrôlés par un organisme certificateur qui veille au respect du cahier des charges de l’agriculture biologique. Ces contrôles sont pratiqués au minimum une fois par an.
Qu’est-ce qu’un organisme certificateur ?
Les OC (organismes certificateurs), sont en France, au nombre de 9. Ils sont chargés d’effectuer des contrôles stricts et systématiques ainsi que des prélèvements et des analyses pour vérifier qu’aucun produit chimique ou OGM ne soit utilisé. Seuls ces organismes indépendants, contrôlés par l’Etat, sont habilités à délivrer une certification Bio.
2. La garantie de préserver la biodiversité, la fertilité des sols ainsi que la qualité de l’air et de l’eau
L’agriculture biologique est la garantie d’une agriculture sans produit chimique de synthèse. La fertilisation des sols en agriculture biologique passe par l’utilisation de fumier, d’engrais organiques et l’introduction de légumineuses (luzerne, trèfle…) capables de fixer l’azote de l’air pour le transporter jusque dans le sol.
Pour le désherbage, les producteurs Bio emploient des traitements naturels et mécaniques. Les variétés utilisées sont naturellement résistantes aux maladies et la rotation des cultures permet de limiter la prolifération des insectes nuisibles.
Quelle différence entre l’agriculture Bio et l’agriculture locale ?
Il ne faut pas confondre un mode de production et un circuit de distribution. L’agriculture Bio est un mode de production certifié et contrôlé tandis que l’agriculture locale renvoie à un aliment produit à proximité. Il ne garantit en rien sur le mode de production.
Acheter du Bio Local c’est possible !
Il suffit de vérifier l’origine géographique du produit, de respecter la saisonnalité des aliments et de bien comprendre la signification des étiquettes. Une large palette de circuits de distribution Bio est à la disposition du consommateur : vente directe à la ferme, marchés, magasins de producteurs, AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), système de panier, magasins spécialisés Bio…
Signification des mentions :
Agriculture UE : la matière première a été intégralement produite en Europe
Agriculture non UE : la matière première a été importée
Agriculture France : plus de 98 % de la matière première provient de France.
Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour notre santé ?
Depuis déjà une dizaine d’années, les experts s’intéressent à l’impact des ondes électromagnétiques sur notre santé. Si aucune des enquêtes n’a pu établir de lien de cause à effet entre l’émission d’ondes et certains troubles pathologiques, le principe de précaution est pour autant plus que d’actualité. Zoom sur ces flux d’énergie.
Quels appareils émettent des ondes ?
Avec l’explosion des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) de ces dernières années, le nombre d’ondes électromagnétiques émises s’est vu augmenter de façon exponentielle. Antennes relais, téléphones sans fil, smartphones, tablettes, système WIFI,… sont autant de sources de champs électromagnétiques qui nous accompagnent dans notre quotidien. Avec l’arrivée de la 4G, il est maintenant possible d’obtenir un débit internet équivalant à celui d’une ligne fixe sur des appareils portables… La multiplication de ces ondes et l’accroissement de leurs degrés d’intensité font d’elles un sujet de préoccupation sanitaire et environnementale. Les spécialistes parlent même de pollution électromagnétique.
Quels risques pour notre santé ?
Si aujourd’hui notre niveau de connaissance ne permet pas de déterminer l’impact des ondes sur notre santé, un dossier ministériel datant de mars 2013 explique évasivement qu’ « une exposition aiguë de forte intensité aux champs électromagnétiques peut provoquer des effets thermiques ». Sans donner plus de précisions, il est également rappelé que les experts restent sceptiques quant au caractère inoffensif des ondes. Pour eux, « des interrogations subsistent sur les effets à long terme pour les utilisateurs intensifs de téléphone mobiles ».
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est allée plus loin dans son rapport de mai 2011 en répertoriant les champs électromagnétiques comme « pouvant être cancérigènes ».
De son côté, l’ANSES affirme « une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable ».
Si à chaque fois c’est le conditionnel qui est employé, la plupart des avis semblent se réunir autour de la notion de risque. Et on ne le dira jamais assez, mieux vaut prévenir que guérir.
Comment s’en protéger ?
Recommandations pour l’usage des téléphones portables :
– utilisez le plus possible l’oreillette
– équipez-vous d’un portable avec un faible Débit d’Absorption Spécifique (DAS)
– évitez l’usage du téléphone portable pour les moins de 15 ans
– pour l’anecdote, un jeune Britannique vient de mettre au point un caleçon anti-ondes afin de préserver la santé des spermatozoïdes. Ces derniers seraient en effet sensibles aux ondes émises par les portables souvent portés dans la poche des pantalons des hommes.
Quelques conseils pour la maison :
– préférez éteindre complètement vos appareils plutôt que de les laisser en veille
– ne dormez pas à proximité d’appareils électriques
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